Parce qu’il y aura toujours des méchants

•6 février 2010 • Un commentaire

« Une crise caractérisée par un excès de capacité de production à l’échelle mondiale. Il y a trop d’usines et pas assez de consommateurs en face. Nous sommes dans ce scénario décrit par Karl Marx de sur-accumulation de capital. Pour que les ménages continuent à acheter, on les a poussés à s’endetter. L’ingénierie financière n’a été qu’un instrument de ce projet et a fourni les outils permettant d’avoir des taux d’endettement supérieurs à la normale. » Patrick Artus Economiste en chef de Natixis [Capital, N°221, Février 2010]

Je produis plus qu’il n’en faut alors je t’oblige à acheter plus qu’il n’en faut et si tu n’as pas assez d’argent pour acheter ce dont tu n’as pas besoin, viens t’endetter chez moi, mais achète et consomme tout ce que je produis et je t’en produirai encore plus à chaque fois et quand tu n’auras plus un sou, tu iras crever et affronter ta misère et ta connerie seul parce que je n’en ai rien à foutre de toi !!

Et comme à chaque fois, ils occupent tous les rôles principaux, ils sont les méchants et ils sont les gentils, le père noël n’est autre que le diable qui a peint sa barbe en blanc mais n’a pourtant pas pu se passer d’une couverture rouge. They’re not here to entertain you but you are here to entertain them.

Ils créent le problème puis s’amusent à le résoudre, le monde est juste un légo géant pour eux, ils construisent et détruisent puis viennent en Superman pour tout reconstruire… Nous sommes des spectateurs parfois, nous sommes des pièces du légo parfois, un jour nous sommes au sommet et le lendemain nous sommes en miettes. Un jour on rit et le lendemain on pleure en regardant notre beau se monde avant d’observer nos sauveurs avec des yeux pleins d’admiration!!!

C’est une mascarade qui a assez duré. C’est un film qui s’est assez répété. Ils continueront de bâtir des mondes encore plus beaux, et plus haut sera la tour plus longue et rude sera la chute et notre peine. Ils ne deviendront pas plus intelligents du jour au lendemain, ni plus bons, et nous ne pouvons rester là à les contempler nous contempler.

Nous ne sommes certainement pas créés pour consommer leur monde et subir leurs caprices, it’s time to wake up !!! On est déjà très en retard sur l’essence de notre existence. Après 4 millions d’années d’existence, nous n’avons pas bougé de notre caverne et continuons de contempler nos ombres bouger sur des murs de plus en plus beaux et sophistiqués… Rien n’a changé, le monde est toujours dehors à nous attendre et une fois sortis et déchainés, la vie ne fera que commencer!!!

IT’S UP TO YOU AND ONLY YOU!!!

Le Cahier

•29 janvier 2010 • Laisser un commentaire

C’est un film que j’avais téléchargé il y a quelques mois déjà. C’est un film dont j’avais retardé the premiere because the trailer was already enough.

J’ai regardé cette bande annonce en boucle tout au long de la soirée, en pleurant à chaque fois à un passage différent, en quelques secondes, cette vidéo avait réussi à réunir tout ce qui me faisait peur et tout ce qui me faisait mal, et je ne sais pas pourquoi je conjugue mes verbes à l’imparfait.

L’Afghanistan. La version originale du monde, là où tout a commencé. Les autres pays du monde ne sont que de pâles copies de l’Afghanistan, et les autres Hommes ne sont qu’une pâle copie des afghans. Comme toute source, cette région du monde n’a rien perdu de son intensité, et encore moins ses occupants, isolés de la civilisation moderne.

Dans leur regard, on voit qu’ils détiennent une vérité que nous ne détenons pas, une vérité qui fait mal et que nous ne soupçonnons pas. Shame on us! Face à leur regard profond, le notre paraît mort. Je ne sais pas ce qu’on a raté, mais moi à chaque fois que je les croise je sais que nous sommes passés à côté de l’essentiel.

Cette petite fille secouera le monde de chaque putain d’occidental vivant dans son monde en plastique.

J’ai été choquée par ces garçons qui n’ont aucune emprise sur leur pensées et n’ont aucune idée de l’existence du mot « réflexion ».

Ce qui m’a frappée aussi dans le film, c’est que nous pouvons crever afin d’atteindre un objectif et en l’atteignant nous nous rendons compte que nous sommes loin d’avoir atteint la ligne d’arrivée.

Ce qui m’a marquée c’est le courage de cette petite et l’existence d’un tel monde, loin de mon existence en paillettes presque… et pourtant pas si loin.

Journal d’Hirondelle

•24 janvier 2010 • 2 commentaires

« On se réveille dans l’obscurité sans plus rien savoir. Où est-on, que se passe-t-il? L’espace d’un instant, on a tout oublié. On ignore si l’on est enfant ou adulte, homme ou femme, coupable ou innocent. Ces ténèbres sont-elles celles de la nuit ou d’un cachot ?

On sait seulement ceci, avec d’autant plus d’acuité que c’est le seul bagage : on est vivant. On ne l’a jamais tant été : on n’est que vivant. En quoi consiste la vie en cette fraction de seconde où l’on a le rare privilège de ne pas avoir d’identité ?

En ceci : on a peur.

Or, il n’est pas de liberté plus grande que cette courte amnésie de l’éveil. On est un bébé qui connaît le langage. On peut mettre un mot sur la découverte innommée de notre naissance : on est propulsé dans la terreur du vivant.

Durant ce laps de pure angoisse, on ne se rappelle même pas qu’au sortir du sommeil peuvent se produire de tels phénomènes. On se lève, on cherche la porte, on est perdu comme à l’hôtel.

Et puis les souvenirs réintègrent le corps en un éclair et lui rendent ce qui lui tient lieu d’âme. On est rassuré et déçu : on est donc cela, on n’est donc que cela.

Aussitôt se retrouve la géographie de sa prison. Ma chambre débouche sur le lavabo où je m’inonde d’eau glacée. Que tente-t-on de récurer sur son visage, avec cette énergie et ce froid ?

Ensuite se déclenche le circuit. Chacun a le sien, café-cigarette, thé-toast ou chien-laisse, on a réglé son parcours de manière à avoir le moins peur possible.

En vérité, on passe son temps à lutter contre la terreur du vivant. On s’invente des définitions pour y échapper : je m’appelle machin, je bosse chez chose, mon métier consiste à faire ci et ça.

Sous-jacente, l’angoisse poursuit son travail de sape. On ne peut complètement bâillonner son discours. Tu crois que tu t’appelles machin, que ton métier consiste à faire ci et ça mais, au réveil, rien de cela n’existait. C’est peut-être que cela n’existe pas. »

Journal d’Hirondelle, Amélie Nothomb

Bravo !

Je pense qu’Amélie Nothomb est lesbienne

•23 janvier 2010 • 6 commentaires

Amélie Nothomb

Amélie Nothomb démontre une grande passion et admiration à la beauté féminine et à la féminité en général. On le ressent dans un bon nombre de ses livres, notamment « Acide sulfurique » et « Le sabotage amoureux » où elle parle de sa première amoureuse, et ce à l’age de 7 ans.

Ce qui titille ma curiosité, au point de me déranger presque, c’est que cette orientation sexuelle aie pour origine son grand frère qui l’embêtait depuis son plus jeune âge, depuis qu’elle avait 2 ans, elle dit qu’elle le déteste, lui d’abord et tous les garçons par la même occasion. Je dis ça, en référence à son livre autobiographique de ses 3 premières années d’existence, notamment « La métaphysique des tubes ».

J’ai essayé de chercher sur le net une confirmation de mon hypothèse, mais je n’ai trouvé aucune information sûre.

PEINTURE-SHUNGA-DE-CHOCHUN

Le fait que l’homosexualité soit très bannie dans la majorité des religions m’a longtemps paru injuste, parce que j’estimais qu’on n’était pas homosexuel par choix conscient mais par choix inconscient dans la plus part des cas, puisque l’essentiel de notre personnalité se décide durant les premières années de notre existence où nous ne contrôlons pas vraiment grand chose.

C’est un sentiment que je suis incapable d’expliquer aujourd’hui, mais je suis choquée de constater qu’on n’est pas à l’abri de l’ « anomalie », que ce que nous devenons dépend de beaucoup trop de choses et de personnes, et que notre psychique est tellement complexe qu’il nous échappe à tout moment de notre vie.

Finalement, il est difficile de désigner nos influences et je me retrouve muette devant la question : est-ce que ce sont réellement les événements extérieurs qui nous façonnent ou bien c’est beaucoup plus compliqué que ça, dans la mesure où ce sont des variables internes qui nous dirigent à chaque instant de notre vie?  Que ce soit nos gènes, nos neurones, notre inconscient, notre psychisme, nos cellules, nos atomes, notre rétine et par conséquent notre regard sur le monde… etc.

Some wisedom

Parce que si Amélie a détesté les garçons dès son jeune âge parce que son frère a été turbulent avec elle, une autre fille n’aurait pas eu la même réaction, et donc je pense que nous ne devons pas toujours blâmer les éléments extérieurs. On pourrait penser qu’elle a agit de cette manière à cause de l’éducation parentale, même si à 2 ans c’est un peu tôt de le dire, surtout quand on sait qu’elle a souffert de pathologie apathique justement durant les 2 premières années de sa vie, c’est-à-dire qu’elle était un bébé immobile, muet, souvent isolé et qui se contentait de se nourrir pour se maintenir en vie. Une éducation et une influence du monde extérieur n’avait donc pas vraiment eu lieu sur elle mis à part évidemment cet isolement et ce silence où elle baignait et qu’elle décrit comme un prolongement de la grossesse de sa mère.

Alors est-ce que c’est vraiment le milieu extérieur et nos expériences subjectives qui font de nous qui nous sommes? Ou bien pensez-vous que tout a déjà été joué d’avance? Et dans ce cas-la… on sera plus éloignés de la réponse que jamais !

A propos de Dieu

•19 janvier 2010 • 3 commentaires

« A l’époque actuelle, où l’insécurité intérieure et extérieure est de plus en plus grande, il y a de toute évidence une immense soif de la sécurité intérieure. Dans l’incapacité où nous sommes de trouver la sécurité à l’extérieur, nous la cherchons du côté d’une idée, de la pensée, et c’est ainsi que nous créons ce que nous appelons Dieu, concept qui devient notre gage de sécurité. Or tout esprit en quête de sécurité est assurément incapable de comprendre le réel, le vrai. Pour comprendre ce qui est au-delà du temps, il faut que les élaborations de l’esprit prennent fin. La pensée ne peut exister sans les mots, les symboles, les images. Et ce n’est que lorsque l’esprit est silencieux, libéré de ses propres créations, qu’il devient possible de découvrir ce qui est vrai. Alors, se contenter de demander si Dieu existe ou non, c’est apporter au problème une réponse très immature, n’est-ce pas? Il est réellement puéril de formuler des opinions au sujet de Dieu. » Extrait de « A propos de Dieu » – Krishnamurti

Je pense aussi que lorsque nous recherchons Dieu, c’est surtout lorsque nous ne nous sentons pas en sécurité. Et je pense qu’il est normal de nous sentir en insécurité sans Dieu, parce que sans Dieu nous ne sommes pas. Et que serions-nous sans Lui? Nous ne serons jamais.

Je me rappelle de mon époque non religieuse, quand j’échappais à une situation dangereuse, à chaque fois où j’ai frôlé une catastrophe, je me surprenais entrain de dire « Merci mon Dieu, Merci! » et plus au fond de moi, j’entendais une voix qui est la mienne dire, je serai de retour mon Dieu, ne m’en voulez pas, c’est un moment de errance, je sais que je retrouverai la voie vers Toi, la source de toute chose. Et il n’y a rien au monde qui m’intéresse plus que les origines des choses.

Alors oui, nous cherchons Dieu quand nous nous sentons en insécurité, mais pas seulement, et ce n’est pas si mal, Maharaji Krishnamurti. Depuis le temps que j’attendais cet instant (: , vous parler, et comme je suis une lunatique qui s’ennuie très vite d’elle-même avant les autres et le monde, je ne cesse de me surprendre. Et non Jiddu (c’est son prénom), je ne suis pas d’accord avec vous.

Yusuf Islam / Cat Stevens

Vous nous demandez de nous débarrasser de notre faculté de penser, de nos symboles et de nos mots afin de trouver le réel, le vrai. Mais qu’est le réel, le vrai à part des mots, des symboles, des concepts et des pensées? C’est bien en pensant que vous y avez abouti, et si l’on suit votre logique, ils sont donc tout aussi faux que vous l’êtes. Si j’ose résumer quelques bouts de vos pensées, parce que vous m’en excuserez mais c’en sont bien unes, si l’on veut atteindre le réel, le vrai, déshumanisons-nous. L’humain est donc faux, de nature.

Islam est un mot arabe qui veut dire « abandon », l’islam c’est apprendre à s’abandonner, non abandonner son cerveau et appliquer les lois, règles et conseils de manière aveugles au point de devenir mécréant, eh oui, parce qu’en islam, si l’on n’est pas conscient de ce que nous faisons, leur sens et valeurs perdent beaucoup de poids. L’islam est la voie des intelligents. L’islam c’est apprendre à s’abandonner à sa nature première, arrête de plisser les yeux pour essayer de mieux voir et ouvre-les grands pour tout voir, le démon est dans les détails dit-on, Dieu est partout.

Krishnamurti nous demande de ne plus penser, moi je rajouterai… sauf avec le coeur.

Je pense que Dieu est en nous, son nom est peut-être inscrit sur vos doigts à tous, ça ne m’étonnerait pas qu’un jour on découvre que son nom est inscrit sur nos coeurs. Dieu est partout, et que vous l’admettez ou pas, je suis sûre que chaque humain a senti sa présence un jour, et que nous aillons l’humilité de le réaliser, ou l’insolence de le refuser, il est là, et si nous fournissons autant d’efforts pour prouver le contraire, pour moi, voici bien ce qui relève d’un acte puéril monsieur.

Je suis un okosama

•17 janvier 2010 • Laisser un commentaire

« Moi, j’étais un okosama : une honorable excellence enfantine, un seigneur enfant. »

« Je compris que j’étais entrain de me noyer. Quand mes yeux sortaient de la mer, je voyais la plage qui me paraissait si loin, mes parents qui siestaient et des gens qui m’observaient sans bouger, fidèles au vieux principe nippon de ne jamais sauver la vie de quiconque, car ce serait le contraindre à une gratitude trop grande pour lui »

Extraits de « Métaphysique des tubes » – Amélie Nothomb

Psyché

•16 janvier 2010 • 4 commentaires

When you're tired of playing...

Je pense qu’en chacun de nous existe un silencieux. Vous savez, ce personnage qui observe et retient. Ce personnage qui est forcément triste. Il n’existe pas de personne heureuse totalement. Je me suis pendant très longtemps demandé pourquoi, et puis la raison est toute simple au bout du compte… parce que personne n’est parfait. On est malheureux à cause de l’imperfection de nos parents, de nous-mêmes et du monde.

La différence entre nous et aussi le plus important, c’est de voir comment chacun de nous le cache ou l’affiche en plein jour et les meilleurs d’entre nous essaient de trouver un compromis avec notre ennemi intérieur, comme aurait dit Nothomb, et au mieux le gérer, puisqu’il ne disparaîtra jamais totalement. Ce personnage présent tout le temps, dont vous sentez le regard sur vous et votre existence à chaque instant.

This is life

Mes meilleures conversations, c’est avec lui que je les ai toujours eues. Ceci explique partiellement mon silence quasi-permanent. Ce personnage qui détient toutes les clés de ce que nous sommes, qui connaît toute notre histoire avec tous ses petits coins et recoins. Ce personnage qui, quand vous faîtes semblant de vivre, vous observe de son monde parfait, où les faux-semblants n’ont pas leur place. Je ne sais pas si vous le sentez, mais moi c’est tout le temps et je n’hésite pas à aller le rejoindre autant de fois que ça m’est possible, et quand il éclate de rire devant une scène trop humaine, je me joins à lui avec un plaisir infini, ce n’est pas pour rien que je dis que les meilleurs moments de ma vie ce sont les moments que j’ai passé avec moi-même, ce sont aussi les moments où je me suis le plus amusée et ce n’est pas étonnant que je fuis les gens des fois pour me retrouver avec moi-même.

Je suis une sauvage mais pas une misanthrope , je ne déteste pas les humains, je les aime ! C’est pour ça que je suis en colère contre eux, ’cause I care !

To be continued.